Avocat généraliste – Droit des dérives sectaires
Dans la presse
L’escroc qui asservissait des nobles jugé à l’automne
Le procès qui s’ouvre cet automne à Bordeaux, à partir du 24 septembre durant deux à trois semaines, va mettre au jour une affaire d’emprise mentale des plus stupéfiantes. Soupçonné d’avoir placé sous sa coupe toute une famille d’aristocrates du Lot-et-Garonne, Thierry Tilly, 48 ans, y comparaîtra pour «escroquerie, séquestration, acte de torture, extorsion de fonds et abus d’état de faiblesse». De la grand-mère jusqu’aux petits-enfants en passant par les parents, il aurait asservi tout un groupe durant une dizaine d’années, en le ruinant au passage. Château, appartements, placements, tout a disparu. Soit un préjudice estimé à près de 5 millions d’euros.
Au terme de neuf années d’instruction achevée, selon nos informations, depuis le 16 avril dernier, l’affaire ne cesse d’intriguer, tout comme la personnalité des prévenus et des victimes. Comment une famille éclairée a-t-elle pu être manipulée par Thierry Tilly, qui avec un visage avenant à la Bill Gates, intelligent et hypermnésique, s’est forgé un caractère insolent bâti sur une biographie inventée.
Quand il se présente en 1997 à Ghislaine de Védrines, qui dirige une école de secrétariat à Paris, il est responsable d’une société de nettoyage industriel. Très vite, il se dit La suite >
Affaire Le Dinh : Une partie civile demande un troisième procès
Le verdict prononcé vendredi par la cour d’assises de Haute-Garonne, condamnant Robert Le Dinh à 10 ans de réclusion criminelle, devait mettre un point final à cette affaire qui slalome depuis cinq ans, pour son volet judiciaire, entre dérives sectaires et affaire de mœurs.
Interrogé ce lundi de Pâques par Jacques Pradel pour « L’Heure du crime (RTL) », l’un des avocats des parties civiles, Daniel Picotin, attend de la Chancellerie qu’elle dépose un pourvoi en cassation pour qu’ait lieu un nouveau procès. Qualifié de « prédateur » et dénoncé par ses victimes comme ayant abusé d’elles par force, Robert Le Dinh n’est condamné que pour des agressions sexuelles aggravées commises contre des mineures. L’abus de faiblesse, les viols n’apparaissent plus dans cette seconde condamnation.
« C’est un gourou total. Comme l’a démontré un expert lors du procès de Toulouse, on est bel et bien dans la manipulation mentale » expliquait hier Me Picotin, qui estime que c’est à l’Etat de saisir la Cour de cassation. Et de regretter « le manque d’une politique judiciaire ferme vis-à-vis des dérives sectaires (lire ci-contre). »
Les délais d’appel sont courts. Il reste jusqu’à demain soir à la justice ou à son ministère de tutelle pour La suite >
10 ans de prison pour Robert Le Dinh
Il avait été condamné en 2010 à Foix à quinze ans de réclusion criminelle pour viols aggravés, agressions sexuelles, notamment sur des mineures, et abus de faiblesse aggravé. Hier, en appel, la cour d’assises de la Haute-Garonne n’a retenu que les agressions sexuelles aggravées et prononcé une peine de dix ans de prison contre Robert Le Dinh. Après huit jours de procès, ce verdict donne à la défense le sentiment du « devoir accompli » et aux parties civiles « un goût amer ».
« Je suis innocent ». Les derniers mots de Robert Le Dinh, jugé en appel depuis le 28 mars pour viols aggravés, agressions sexuelles, notamment sur des mineures, et abus de faiblesse aggravés, ont en partie été entendus.
Hier dans son verdict, la cour d’assises de la Haute-Garonne a écarté les viols et les abus de faiblesse aggravés et n’a retenu que les faits d’agressions sexuelles aggravées à la grande déception des parties civiles.
Alors que jeudi, le parquet général avait requis 12 ans de réclusion criminelle contre Robert Le Dinh, toutes regrettent que l’emprise mentale dont elles se disent victimes et qui a été reconnue par l’expert-psychiatre et en première instance à Foix, n’ait « pas été comprise».
Malgré La suite >
12 ans requis contre Robert Le Dinh
Hier, douze ans de réclusion criminelle ont été requis contre le gourou présumé du Lot-et-Garonne et de l’Ariège, Robert le Dinh, accusé notamment de viols aggravés. Le verdict est attendu dans l’après-midi.
Rupture avec l’environnement, abus financiers, manipulation mentale et persuasion coercitive, agressions sexuelles voire tortures, embrigadement dès la naissance, démêlés judiciaires… « C’est la secte totale », assène Me Daniel Picotin, conseil de Dominique et Isabelle Lorenzato, à l’origine des poursuites contre Robert Le Dinh. Qualifiant le gourou présumé, poursuivi pour viols aggravés, agressions sexuelles notamment sur des mineures et abus de faiblesse aggravé, d’«affabulateur » et d’«escroc », l’avocat bordelais s’est efforcé de « démasquer » l’accusé et son « melting-pot ».
«vous avez inventé les partouzes mystiques»
Listant « les filons » de Robert Le Dinh, ses premières conférences sur les extra-terrestres puis sur la paix dans le monde, ses cours d’arts martiaux ou encore ses activités de medium jusqu’à sa révélation mystique en 1982 après l’apparition du Christ, Me Picotin a ironisé : « J’imagine mal le Christ jouant au quinté et roulant en 4×4. Vous avez inventé le Christ jouisseur et libertin, les partouzes mystiques (…) Vous faites partie de la grande cohorte des gourous, ces prédateurs financiers La suite >
Le Dinh, ce « prédateur »
Les adeptes de Robert Le Ding, accusé de viols aggravés, d’agressions sexuelles y compris sur des mineures et d’abus de faiblesse aggravé, étaient-ils sous son emprise mentale ? C’est cette question centrale de la sujétion psychologique qu’a commencé à explorer hier la cour d’assises de la Haute-Garonne devant laquelle comparaît depuis mercredi dernier le gourou présumé.
Adeptes fautifsHier matin, le président Jean-Louis Cousté s’est interrogé en demandant à Dominique Lorenzato (du Lot-et-Garonne), qui a été le premier à porter plainte contre Tang en avril 2007 : « Y a-t-il souffrance puisque tout était accepté ? » Réponse : « Il était nécessaire de souffrir, cela faisait partie de l’enseignement de M. Le Dinh. Celui qui l’avait reconnu comme le Saint Elu devait accepter sa parole sans condition. »
C’est ensuite aux questions des avocats de la défense – qui ont pointé le zèle avec lequel il avait rempli son rôle d’intendant, mené les fameuses séances de positionnement pour « recadrer » les adeptes fautifs, décortiqué les comptes des mauvais payeurs ou encore pris en charge les travaux des maisons successives acquises par le groupe dans les environs d’Agen et plus tard en Ariège – que Dominique Lorenzato a tenté de s’expliquer.
« C’était La suite >
Foix. Procès Le Dinh : « une emprise mentale indéniable »
Les adeptes de Robert Le Dinh, accusé de viols et d’agressions sexuelles étaient-ils bien sous son emprise mentale ? Cette question a fait, hier, l’objet des débats de la cour d’assises de la Haute-Garonne
Au cinquième jour du procès en appel de Robert Le Dinh, alias Tang, devant la cour d’assises de la Haute-Garonne, la question de l’existence ou non d’une emprise mentale exercée par le gourou présumé sur les membres de son groupe, a occupé une large partie des débats. Hier matin, le président Jean-Louis Cousté lui-même s’est interrogé en demandant à Dominique Lorenzato, qui a été le premier à porter plainte contre Tang en avril 2007 : « Y-a-t-il souffrance puisque tout était accepté ? ». Réponse de l’époux d’Isabelle Lorenzato : « Il était nécessaire de souffrir, cela faisait partie de l’enseignement de Monsieur Le Dinh. Celui qui l’avait reconnu comme le Saint Élu devait accepter sa parole sans condition ». C’est ensuite aux questions des avocats de la défense qui ont pointé le zèle avec lequel il avait rempli son rôle d’intendant, mené les fameuses séances de positionnement pour « recadrer » les adeptes fautifs, décortiqué les comptes des mauvais payeurs ou encore pris en charge les La suite >
Procès du gourou Tang : « On aurait pu tuer pour lui »
Dans le procès en appel de Robert Le Dinh, accusé de viols aggravés, d’agressions sexuelles y compris sur des mineures et d’abus de faiblesse aggravé, une ancienne adepte a décrit hier, devant la cour d’assises de Haute-Garonne, ses 23 années de « prison mentale ».
« Assis, les mains sur les genoux, il fallait boire ses pensées. Si on bougeait, cela voulait dire que le mal était en nous. Au bout de 8 heures à le fixer, prise dans une sorte d’hypnose mentale, j’ai moi aussi vu une armée céleste autour de lui. »
À la barre de la cour d’assises de Haute-Garonne devant laquelle comparaît depuis mercredi Robert le Dinh, Isabelle Lorenzato raconte les 22 années et 7 mois passés « sous l’emprise » du gourou présumé. Elle a tant à dire depuis qu’elle a quitté « la secte » il y a cinq ans et qu’avec son mari, douanier et pompier volontaire, elle a dénoncé en avril 2007 les agissements de Robert Le Dinh pour que « tout cela s’arrête ». Comme elle l’avait fait devant la cour d’assises de l’Ariège qui a condamné Le Dinh à 15 ans de réclusion criminelle le 18 septembre 2010, Isabelle Lorenzato s’est de La suite >
France 3 du 28 mars 2012
Robert Le Dinh, appelé Tang, a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle en 2010. Il est de nouveau jugé par la cour d’assises de Toulouse cette fois. Il lui est principalement repproché des viols et agresions sexuelles, y compris sur des mineures, ainsi qu’une emprise à dérive sectaire.

