Avocat généraliste – Droit des dérives sectaires
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14 ans pour l’ange déchu
Un ange déchu. Et évidemment déçu. Bernard Boumedine, 48 ans, a été condamné hier à quatorze ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de la Gironde qui le jugeait depuis lundi. À sa sortie de prison, il sera également contraint à un suivi socio-judiciaire de cinq ans.
Cet homme qui avait fait croire à son entourage qu’il était investi de pouvoirs divins, qui avait, selon certains protagonistes du dossier, maintenu sa femme et ses voisins sous son emprise mentale, a donc été reconnu coupable de viols et de violences. Des faits qui s’étaient déroulés à l’automne 2009 à Pessac et aux Églisottes où les deux couples avaient déménagé, sur conseil de l’accusé.
Ils buvaient ses paroles Mardi, sa voisine était venue conter à la barre comment son mari et elle était tombés sous la coupe de Bernard Boumedine. Honteuse, consciente du décalage entre sa crédulité d’alors et l’énormité de ce qu’elle raconte aujourd’hui. Le couple avait bu les paroles de celui qui se présentait comme un ange, qui promettait de les aider s’ils suivaient ses préceptes.
Boire de l’eau de mer, jeter ce qui rappelait leur passé, mettre du La suite >
Assises de la Gironde: Bernard Boumedine condamné à 14 ans de réclusion
Bernard Boumedine, 48 ans, accusé de viols et violences sur sa femme et ses voisins, a été condamné vendredi à 14 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de la Gironde, qui l’a acquitté cependant du viol de sa fille adoptive. Il a été condamné à des amendes de 1.000 euros chacun pour Michel et Eve D., ses voisins, les violences qu’il a exercées sur eux pendant plusieurs semaines fin 2009 n’ayant pas entraîné d’incapacité de travailler supérieure à huit jours. Il devra également observer un suivi socio-judiciaire de cinq ans avec injonction de soins et subira une peine de 3 ans de prison maximum en cas d’inobservation de cette obligation. A l’énoncé de la peine de réclusion –égale aux réquisitions de l’avocat général–, dont il a écouté les motivations avec le même air d’incrédulité qu’il a eu pendant la plus grande partie du procès, l’accusé n’a pas bronché, tandis que ses victimes se serraient les unes contre les autres. Une de ses filles a cependant invectivé les victimes. Il l’a arrêtée depuis le box en lui lançant: « La vérité finira par sortir, laisse-les, laisse-les ».
Source : Le Parisien du 17/02/12
14 ans requis contre le gourou
L’intensité des débats est allée crescendo depuis lundi au procès de Bernard Boumédine, jugé par la cour d’assises de la Gironde pour viols et violences sur une partie de son entourage « sous influence » (lire nos éditions précédentes). L’accusé veut à tout prix et trop convaincre de sa bonne foi, se montre moralisateur, enjolive la vérité, est dans le déni de ses conduites addictives à l’alcool et au sexe.
Pire, il inverse les rôles. Assure que sa femme, ancienne prostituée exigeait d’être battue avant, pendant et après la relation sexuelle. Interprète le moindre geste comme une provocation sexuelle. Affirme que ses voisins sont venus à lui et qu’il n’a exercé aucune emprise sur eux. Leur prête ses fantasmes et défauts.
« Le hold-up des cerveaux »
« Il décidait qui pouvait et devait faire quoi, télécommandait les autres », accuse au contraire Me Pierre-Emmanuel Barois qui épaule Valérie, la femme de l’accusé et sa fille. L’avocat décrit des victimes « ravagées de tristesse et de détresse ».
Me Daniel Picotin insiste quant à lui sur le « hold-up des cerveaux » qu’a réussi La suite >
Assises de Gironde : « un terrorisme physique et psychologique »
L’intensité des débats est allée crescendo depuis lundi au procès de Bernard Boumedine, accusé de viol et de violences sur une partie de son entourage « sous influence ».
Ce matin, l’expert psychologue a relevé « le récit factuel » et l’accusé, qui veut à tout prix et trop convaincre de sa bonne foi, se montre moralisateur, se présente comme victime, enjolive la vérité, est dans le déni de ses conduites addictives à l’alcool et au sexe et « assouvit ses pulsions sans culpabilité ».
Il a parlé de « perversion morale » plus que de gourou. « Il attire une proie dans sa toile, l’isole, joue avec elle pour la rendre à sa merci sous prétexte de vouloir l’aider ou la sauver » et exercer « un terrorisme physique et psychologique. C’est un processus d’influence mentale ». Un travail psychique qui ne peut s effectuer que sur des gens vulnérables, « des personnes ouvertes à tout ce qui peut les faire aller mieux ou le croire ». Avec pour l’auteur une finalité de profit, « ici de nature sexuelle ». (Lire la suite…)
Assises de la Gironde : Boumedine, « le plus vulgaire des anges »
Sobre, chancelante, s’accrochant à la barre comme à une bouée, elle s’avance pour témoigner devant la cour d’assises de la Gironde. La quadragénaire accuse Bernard Boumedine, 48 ans, qui comparaît depuis lundi pour viols et violences, de lui avoir imposé une violente relation sexuelle à trois, au terme de plusieurs mois d’assujettissement.
Honteuse, elle avoue n’avoir retrouvé ses esprits que récemment, consciente du décalage entre sa crédulité d’alors et l’énormité de ce qu’elle raconte aujourd’hui. Valérie, la femme de l’accusé était sa coiffeuse à Pessac. Elles ont le même âge, elles ont sympathisé, se racontant leurs histoires de femmes, partageant des bons plans de ménagères.
Bordeaux : vu comme un gourou, jugé pour viols et violences
Ange ou démon ? Lui-même n’a pas tranché. Bernard Boumedine, 48 ans, est jugé depuis hier pour viols et violences devant la cour d’assises de la Gironde. Le 23 novembre, dans leur maison des Eglisottes-et-Chalaures, il aurait imposé à sa femme, Valérie, et à sa voisine une relation sexuelle à trois très violente.
Les enquêteurs avaient, à l’occasion de la plainte, mis au jour un contexte de violences habituelles commises envers sa compagne et ses voisins se disant privés de leur libre arbitre. Ainsi que des agressions sexuelles perpétrées sur les deux filles des deux couples. Le tout sur fond d’alcoolisation massive jouant un rôle désinhibiteur. Des faits que Bernard Boumedine nie farouchement.
La cour est obligée de procéder par étapes et devrait en venir aux faits aujourd’hui. En attendant, juges et jurés ont cherché à en savoir davantage sur l’accusé.
Bordeaux : le faux agent de la DST devant la cour d’assises
Bernard Boumedine comparaîtra aujourd’hui jusqu’à vendredi devant la cour d’assises de la Gironde, où il devra répondre de viols à l’encontre de sa femme, sa voisine et sa fille, d’agressions sexuelles sur mineurs et de violences sur sa conjointe, sa fille adoptive, le couple de voisins et leur fille.
L’ancien employé de la mairie de Talence (Gironde), licencié à la suite d’exhibitions sexuelles, n’avait pas hésité à s’inventer une biographie vis-à-vis de ses victimes présumées, laissant entendre notamment qu’il était un ancien agent de la DST en mission d’infiltration. « Il a agi en véritable gourou en coupant les victimes de leur environnement habituel pour exercer une véritable emprise mentale sur l’ensemble des parties civiles » résume me Daniel Picotin, l’avocat du couple de voisins. L’accusé n’aurait pas hésité, pour asseoir son emprise, à se présenter comme un « ange » susceptible d’enlever le mal en frappant les personnes pour en faire sortir le diable.
Procès Boumedine: une peine de 14 ans de réclusion criminelle requise
Une peine de quatorze ans de réclusion criminelle a été requise jeudi devant la cour d’assises de la Gironde à l’encontre de Bernard Boumedine, accusé de viols et violences sur son ex-femme, sa fille et leurs voisins tombés sous son emprise mentale. Dans son réquisitoire, l’avocat général, Jean-Paul Dupont, a estimé que les victimes étaient « sous l’emprise morale et mentale » de cet homme de 48 ans qui « faisait régner la peur dans son entourage ».
M. Dupont a demandé à la cour d’assortir la réclusion criminelle d’un suivi socio-judiciaire et d’une injonction de soins d’une dizaine d’années, estimant que « les conditions sont réunies pour que les faits reprochés se reproduisent ». Pour lui, c’est d’autant plus nécessaire que tout au long du procès, l’accusé a « nié sa culpabilité et la matérialité des faits ». Pour sa part, Me Daniel Picotin, avocat des voisins Michel et Eve D. et de leur fille, âgée de 12 ans au moment des faits, a comparé l’accusé à un « apprenti gourou » qui a mis « sous sa coupe » ceux qui sont « sur le banc » des parties civiles alors qu’il a « rejeté ceux qui n’ont pas adhéré ». « A défaut d’être un véritable gourou, vous avez quand même réussi à anesthésier et lobotomiser mes clients La suite >
Procès Boumedine : les victimes étaient sous emprise ou contrainte
Le psychiatre et le psychologue qui ont examiné les trois victimes adultes de Bernard Boumedine, accusé de viols et violences devant la cour d’assises de la Gironde, ont confirmé mercredi, malgré des divergences, qu’elles étaient bien sous « l’emprise » ou « la contrainte » de l’accusé. L’expert psychologue, le Dr Salim Hachouf, a noté que Bernard Boumedine et sa femme Valérie, partie civile, comme leurs voisins, Michel et Eve D, « n’avaient pas de vie sociale particulière », et que « le fonctionnement un peu autarcique de ces couples est le ferment » de ce qui a suivi : des violences ou viols à huis clos, sur fond d’un « niveau de naïveté (des victimes) qui me paraît ahurissant », a jeté l’expert.
L’expert psychiatre, le Dr Dominique Dandelot, a aussi noté « le vase clos qui va s’installer petit à petit » entre les protagonistes. Le Dr Hachouf a noté aussi les « fragilités identitaires » de Valérie et des D., « leur fonctionnement dépendant, passif, qui ont rendu la tâche moins compliquée pour M. Boumedine », et le Dr Dandelot « les indubitables traits de vulnérabilité » des victimes, peu sûres d’elles. Le psychologue a cependant résisté à l’avocat du couple D., Me Daniel Picotin, spécialiste des questions de sectes et d’emprise, en refusant de considérer que les victimes étaient La suite >
Viols-Violence sur fond d’emprise mentale
Cour d’Assises de la Gironde du 13 au 17 février 2012
Bernard BOUMEDINE comparaîtra du 13 au 17 février inclus devant la Cour d’Assises de la Gironde pour viols à l’encontre de sa femme, sa voisine et sa fille, d’agressions sexuelles sur mineurs et de violences sur sa conjointe, sa fille adoptive, le couple de voisins et leur fille.
Cette affaire se situe dans un contexte particulier d’une emprise mentale exercée par Bernard BOUMEDINE sur l’ensemble des parties civiles.
L’intéressé s’est présenté comme un « ange » susceptible d’enlever le mal en frappant les personnes pour faire sortir le diable.
Agissant en véritable gourou, il devait couper les victimes de leur environnement habituel et se targuer d’une fausse biographie en prétendant avoir été membre de la DST où il aurait travaillé en « sous-marin » pour infiltrer le milieu islamique…
Au final, sur fond d’alcoolémie excessive, il terrorisait ses victimes tenues par la peur, pour leur imposer ses volontés tyranniques.
C’est finalement, sa conjointe, Valérie PINAUD, (défendue par Me Pierre Emmanuel BAROIS) qui a interrompu ce cycle infernal en déposant plainte le 24 novembre 2009, à la suite d’une scène d’une rare violence.
Elle portait également plainte pour sa fille mineure de 7 ans pour des faits La suite >