Avocat généraliste – Droit des dérives sectaires
Article tagué CCMM
« Regards sur » de janvier 2011
Maître Daniel Picotin :
« Les reclus de Montflanquin et D’Oxford : une affaire emblématique de manipulation et d’emprise mentale. »
En décembre 2001, après Noël, une famille aristocratique connue en Aquitaine, devait se retirer du monde en se claquemurant jour et nuit dans son château de Martel, sur la commune de Monflantquin, en Lot-et-Garonne.
Onze personnes sur trois générations, de Guillemette de Védrines, née Adhémar, âgée alors de quatre-vingt neuf ans, jusqu’à la petite Diane de Védrines qui avait seize ans, se sont purement et simplement retirées du monde, arrêtant leur activités professionnelles, se coupant de leurs relations habituelles, se séparant de leur conjoint…
Cette situation extraordinaire est d’autant plus remarquée que la famille était connue et socialement intégrée en Lot-et-Garonne, mais aussi à Bordeaux où le Docteur Charles–Henri de Védrines, âgé d’une cinquantaine d’années, était un gynécologue obstétricien reconnu, par ailleurs candidat aux élections municipales de 1995 sur la liste du Maire et ancien Premier Ministre, Alain Juppé […]
…«Avant d’arriver au dénouement humain de cette affaire complexe, en 2009, plus de huit ans après les faits, de multiples obstacles ont été placés sur la route de ceux qui ont cherché à les libérer et à faire avancer la justice.
L’incompréhension de la Justice, des services La suite >
Rendez-vous
Colloque sur les manipulations mentales et dérives sectaires
organisé par le CCMM et Infos-sectes Aquitaine
Sous le patronage de Monsieur Alain Juppé, Maire de Bordeaux, et de Monsieur Alain Rousset, Président du Conseil régional d’Aquitaine.
Le 23 octobre 2010 de 9h00 à 18h30 – Athénée Municipal de Bordeaux – Place Christoly
L’esprit troué
Par Patrick Lagacé – La Presse
Peut-être qu’au fond, j’ai l’esprit fermé. Peut-être qu’au fond, les astrologues, les liseurs de bonne aventure, les devins qui voient l’avenir dans les entrailles des poulets et autres pushers de singeries paranormales, c’est ben correct.
Peut-être que je m’insurge pour rien, quand je vois TVA, plus grand télédiffuseur au Québec, annoncer la diffusion, l’automne prochain, d’une émission produite par Chantal Lacroix, Rencontres paranormales.
Chantal Lacroix était elle-même très sceptique avant de rencontrer le médium qu’on verra dans Rencontres paranormales. Mais sa rencontre avec le médium, dont l’identité est tenue secrète, l’a tellement convaincue qu’elle s’est dit que cette personne devait faire l’objet d’une série télévisée.
Je ne veux pas faire tourner Chantal Lacroix en bourrique. Je sais que c’est une bonne personne, une bonne animatrice qui a le coeur à la bonne place. Je sais tout ça. Mais je relis certaines de tes déclarations, Chantal, dans mon calepin de notes, et je capote, un tout petit peu…
En voici quelques-unes :
« La table du médium est l’instrument le plus visible. Elle répond OUI ou NON par le nombre de coups qu’elle frappe. Tu poses des questions aux entités et c’est par la table que t’as la réponse. »
« Je demande aux gens d’avoir La suite >
L’UNADFI et le CCMM dénoncent le désengagement de l’Etat
Le 24 novembre 2009, la présidente de l’UNADFI, Catherine Picard, et le président du CCMM, Jacques Miquel, avaient répondu à l’invitation de l’avocat bordelais, Me Daniel Picotin, président de l’antenne Aquitaine du CCMM et avocat représentant les parties civiles dans l’affaire des « reclus de Monflanquin ».
A Bordeaux, les trois responsables ont dénoncé, au cours d’un point presse, le manque « d’outils juridiques » et le « désengagement de l’Etat ». Car, a expliqué Catherine Picard, la loi About-Picard contre l’abus de faiblesse, votée en 2001, n’est aujourd’hui plus suffisante pour lutter contre « les groupes importants ou les microstructures ».
Par ailleurs, à l’occasion d’une journée régionale des ADFI, à Villeneuve sur Lot, le 28 novembre 2009, Catherine Picard s’est exprimée sur l’affaire de Monflanquin qui est, à ses yeux, « un cas d’école ». Cela illustre la manipulation mentale et l’abus de faiblesse exercés sur des personnes que l’on ne soupçonnait pas comme étant « vulnérables ». « Personne n’aurait imaginé que des membres d’une même famille, socialement insérés, ayant un métier, puissent tomber dans le piège ». Cette affaire emblématique est aussi, note Catherine Picard, comme tant d’autres, liée à une escroquerie financière.
La présidente de l’UNADFI rappelle que c’est l’ADFI de Lot et Garonne qui, la première, avait signalé les faits au procureur La suite >

