Avocat généraliste – Droit des dérives sectaires
Article tagué Daniel Picotin
Le gourou présumé Le Dinh de nouveau aux assises
Condamné en première instance au tribunal de Foix dans l’Ariège, Robert Le Dinh, gourou d’une communauté spirituelle, est jugé en appel à partir de mercredi devant la cour d’assises de Toulouse. Le procès devrait se tenir pendant 10 jours, jusqu’au 6 avril.
Ce quinquagénaire, qui se fait appelé du diminutif de »Tang », est accusé de viol et d’agressions sexuelles sur d’anciennes adeptes, y compris sur des mineures. Il est également soupçonné d’avoir exercé son emprise mentale.
Ce matin, au tribunal de Toulouse, après la nomination des jurés, une présentation générale de Robert Le Dinh a été faite. Cet homme refuse « qu’on le présente comme un leader de secte ». Il rappelle : « je n’ai jamais forcé personne, je suis un envoyé de Dieu, libertin et libre. J’ai simplement animé un groupe ». Cette après-midi est consacrée à la biographie plus détaillée de Robert Le Dinh.
Rappel du premier procès
En septembre 2010 à Foix, Robert Le Dinh avait été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de l’Ariège. Deux thèses radicalement opposées s’étaient affrontées au cours du premier procès de Robert Le Dinh.
D’un côté, d’anciens disciples ont décrit le gourou pervers d’une secte qui usait de son emprise pour obtenir des faveurs sexuelles mais aussi faire financer son train de La suite >
14 ans requis contre le gourou
L’intensité des débats est allée crescendo depuis lundi au procès de Bernard Boumédine, jugé par la cour d’assises de la Gironde pour viols et violences sur une partie de son entourage « sous influence » (lire nos éditions précédentes). L’accusé veut à tout prix et trop convaincre de sa bonne foi, se montre moralisateur, enjolive la vérité, est dans le déni de ses conduites addictives à l’alcool et au sexe.
Pire, il inverse les rôles. Assure que sa femme, ancienne prostituée exigeait d’être battue avant, pendant et après la relation sexuelle. Interprète le moindre geste comme une provocation sexuelle. Affirme que ses voisins sont venus à lui et qu’il n’a exercé aucune emprise sur eux. Leur prête ses fantasmes et défauts.
« Le hold-up des cerveaux »
« Il décidait qui pouvait et devait faire quoi, télécommandait les autres », accuse au contraire Me Pierre-Emmanuel Barois qui épaule Valérie, la femme de l’accusé et sa fille. L’avocat décrit des victimes « ravagées de tristesse et de détresse ».
Me Daniel Picotin insiste quant à lui sur le « hold-up des cerveaux » qu’a réussi La suite >
Assises de Gironde : « un terrorisme physique et psychologique »
L’intensité des débats est allée crescendo depuis lundi au procès de Bernard Boumedine, accusé de viol et de violences sur une partie de son entourage « sous influence ».
Ce matin, l’expert psychologue a relevé « le récit factuel » et l’accusé, qui veut à tout prix et trop convaincre de sa bonne foi, se montre moralisateur, se présente comme victime, enjolive la vérité, est dans le déni de ses conduites addictives à l’alcool et au sexe et « assouvit ses pulsions sans culpabilité ».
Il a parlé de « perversion morale » plus que de gourou. « Il attire une proie dans sa toile, l’isole, joue avec elle pour la rendre à sa merci sous prétexte de vouloir l’aider ou la sauver » et exercer « un terrorisme physique et psychologique. C’est un processus d’influence mentale ». Un travail psychique qui ne peut s effectuer que sur des gens vulnérables, « des personnes ouvertes à tout ce qui peut les faire aller mieux ou le croire ». Avec pour l’auteur une finalité de profit, « ici de nature sexuelle ». (Lire la suite…)
Bordeaux : vu comme un gourou, jugé pour viols et violences
Ange ou démon ? Lui-même n’a pas tranché. Bernard Boumedine, 48 ans, est jugé depuis hier pour viols et violences devant la cour d’assises de la Gironde. Le 23 novembre, dans leur maison des Eglisottes-et-Chalaures, il aurait imposé à sa femme, Valérie, et à sa voisine une relation sexuelle à trois très violente.
Les enquêteurs avaient, à l’occasion de la plainte, mis au jour un contexte de violences habituelles commises envers sa compagne et ses voisins se disant privés de leur libre arbitre. Ainsi que des agressions sexuelles perpétrées sur les deux filles des deux couples. Le tout sur fond d’alcoolisation massive jouant un rôle désinhibiteur. Des faits que Bernard Boumedine nie farouchement.
La cour est obligée de procéder par étapes et devrait en venir aux faits aujourd’hui. En attendant, juges et jurés ont cherché à en savoir davantage sur l’accusé.
Bordeaux : le faux agent de la DST devant la cour d’assises
Bernard Boumedine comparaîtra aujourd’hui jusqu’à vendredi devant la cour d’assises de la Gironde, où il devra répondre de viols à l’encontre de sa femme, sa voisine et sa fille, d’agressions sexuelles sur mineurs et de violences sur sa conjointe, sa fille adoptive, le couple de voisins et leur fille.
L’ancien employé de la mairie de Talence (Gironde), licencié à la suite d’exhibitions sexuelles, n’avait pas hésité à s’inventer une biographie vis-à-vis de ses victimes présumées, laissant entendre notamment qu’il était un ancien agent de la DST en mission d’infiltration. « Il a agi en véritable gourou en coupant les victimes de leur environnement habituel pour exercer une véritable emprise mentale sur l’ensemble des parties civiles » résume me Daniel Picotin, l’avocat du couple de voisins. L’accusé n’aurait pas hésité, pour asseoir son emprise, à se présenter comme un « ange » susceptible d’enlever le mal en frappant les personnes pour en faire sortir le diable.
Rendez-vous – Débat : Bonheur et Politique
Débat sur » Bonheur et Politique » le jeudi 17 novembre 2011 à 19h30.
au Centre Culturel Hâ 32, 32 rue du Cdt Arnould à Bordeaux.
En présence de :
Daniel Picotin
Avocat, ancien député
Alain Anziani
Avocat, sénateur
Buffet sur réservation à 21h
Les victimes de mouvements sectaires : quelles protections ?
Conférence le 16 novembre 2011 à la Faculté de Bourges avec la participation de Me Daniel Picotin.
Le Dinh jugé en appel à Toulouse
On prend les mêmes et on recommence. Du 21 au 30 septembre prochain, Robert Le Dinh sera jugé en appel par la cour d’assises de Haute-Garonne. Le 18 septembre 2010, les jurés de la cour d’assises de l’Ariège à Foix l’ont condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Une condamnation qui était allée au-delà des réquisitions de l’avocat général, qui préconisait une peine d’emprisonnement de 10 à 12 ans pour une série de viols assortis d’abus de faiblesse.
Pendant une semaine, là aussi, Robert Le Dinh, décrit sobrement comme chef d’un groupe spirituel, avait dû faire face à ses victimes supposées, dont Isabelle, demeurant toujours dans l’Agenais, qui avait choisi en 2007 de révéler les exactions supposées de Le Dinh interpellé à son domicile par les gendarmes et placé en détention provisoire. Cette thèse de la secte, les avocats de Le Dinh avaient tenté de la démonter lors de leurs plaidoiries, décrivant des victimes « consentantes ».
Lors du premier procès, l’avocat du couple n’était autre que Daniel Picotin, l’un des spécialistes français des dérives sectaires, avocat de l’Association nationale de défense de la famille et de l’individu (ADFI) et président d’Infosectes Aquitaine. D’autres victimes se sont porté partie civile. L’avocat agenais La suite >
13h de TF1 le 15/06/11
Rapport annuel, la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires.
Voir la vidéo :
Victimes d’une secte apocalyptique, ils témoignent Vidéo jt_tf1_13h sélectionnée dans Actualité
« Regards sur » de janvier 2011
Maître Daniel Picotin :
« Les reclus de Montflanquin et D’Oxford : une affaire emblématique de manipulation et d’emprise mentale. »
En décembre 2001, après Noël, une famille aristocratique connue en Aquitaine, devait se retirer du monde en se claquemurant jour et nuit dans son château de Martel, sur la commune de Monflantquin, en Lot-et-Garonne.
Onze personnes sur trois générations, de Guillemette de Védrines, née Adhémar, âgée alors de quatre-vingt neuf ans, jusqu’à la petite Diane de Védrines qui avait seize ans, se sont purement et simplement retirées du monde, arrêtant leur activités professionnelles, se coupant de leurs relations habituelles, se séparant de leur conjoint…
Cette situation extraordinaire est d’autant plus remarquée que la famille était connue et socialement intégrée en Lot-et-Garonne, mais aussi à Bordeaux où le Docteur Charles–Henri de Védrines, âgé d’une cinquantaine d’années, était un gynécologue obstétricien reconnu, par ailleurs candidat aux élections municipales de 1995 sur la liste du Maire et ancien Premier Ministre, Alain Juppé […]
…«Avant d’arriver au dénouement humain de cette affaire complexe, en 2009, plus de huit ans après les faits, de multiples obstacles ont été placés sur la route de ceux qui ont cherché à les libérer et à faire avancer la justice.
L’incompréhension de la Justice, des services La suite >