Avocat généraliste – Droit des dérives sectaires
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Assises de la Gironde: Bernard Boumedine condamné à 14 ans de réclusion
Bernard Boumedine, 48 ans, accusé de viols et violences sur sa femme et ses voisins, a été condamné vendredi à 14 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de la Gironde, qui l’a acquitté cependant du viol de sa fille adoptive. Il a été condamné à des amendes de 1.000 euros chacun pour Michel et Eve D., ses voisins, les violences qu’il a exercées sur eux pendant plusieurs semaines fin 2009 n’ayant pas entraîné d’incapacité de travailler supérieure à huit jours. Il devra également observer un suivi socio-judiciaire de cinq ans avec injonction de soins et subira une peine de 3 ans de prison maximum en cas d’inobservation de cette obligation. A l’énoncé de la peine de réclusion –égale aux réquisitions de l’avocat général–, dont il a écouté les motivations avec le même air d’incrédulité qu’il a eu pendant la plus grande partie du procès, l’accusé n’a pas bronché, tandis que ses victimes se serraient les unes contre les autres. Une de ses filles a cependant invectivé les victimes. Il l’a arrêtée depuis le box en lui lançant: « La vérité finira par sortir, laisse-les, laisse-les ».
Source : Le Parisien du 17/02/12
Procès Boumedine: une peine de 14 ans de réclusion criminelle requise
Une peine de quatorze ans de réclusion criminelle a été requise jeudi devant la cour d’assises de la Gironde à l’encontre de Bernard Boumedine, accusé de viols et violences sur son ex-femme, sa fille et leurs voisins tombés sous son emprise mentale. Dans son réquisitoire, l’avocat général, Jean-Paul Dupont, a estimé que les victimes étaient « sous l’emprise morale et mentale » de cet homme de 48 ans qui « faisait régner la peur dans son entourage ».
M. Dupont a demandé à la cour d’assortir la réclusion criminelle d’un suivi socio-judiciaire et d’une injonction de soins d’une dizaine d’années, estimant que « les conditions sont réunies pour que les faits reprochés se reproduisent ». Pour lui, c’est d’autant plus nécessaire que tout au long du procès, l’accusé a « nié sa culpabilité et la matérialité des faits ». Pour sa part, Me Daniel Picotin, avocat des voisins Michel et Eve D. et de leur fille, âgée de 12 ans au moment des faits, a comparé l’accusé à un « apprenti gourou » qui a mis « sous sa coupe » ceux qui sont « sur le banc » des parties civiles alors qu’il a « rejeté ceux qui n’ont pas adhéré ». « A défaut d’être un véritable gourou, vous avez quand même réussi à anesthésier et lobotomiser mes clients La suite >
Procès Boumedine : les victimes étaient sous emprise ou contrainte
Le psychiatre et le psychologue qui ont examiné les trois victimes adultes de Bernard Boumedine, accusé de viols et violences devant la cour d’assises de la Gironde, ont confirmé mercredi, malgré des divergences, qu’elles étaient bien sous « l’emprise » ou « la contrainte » de l’accusé. L’expert psychologue, le Dr Salim Hachouf, a noté que Bernard Boumedine et sa femme Valérie, partie civile, comme leurs voisins, Michel et Eve D, « n’avaient pas de vie sociale particulière », et que « le fonctionnement un peu autarcique de ces couples est le ferment » de ce qui a suivi : des violences ou viols à huis clos, sur fond d’un « niveau de naïveté (des victimes) qui me paraît ahurissant », a jeté l’expert.
L’expert psychiatre, le Dr Dominique Dandelot, a aussi noté « le vase clos qui va s’installer petit à petit » entre les protagonistes. Le Dr Hachouf a noté aussi les « fragilités identitaires » de Valérie et des D., « leur fonctionnement dépendant, passif, qui ont rendu la tâche moins compliquée pour M. Boumedine », et le Dr Dandelot « les indubitables traits de vulnérabilité » des victimes, peu sûres d’elles. Le psychologue a cependant résisté à l’avocat du couple D., Me Daniel Picotin, spécialiste des questions de sectes et d’emprise, en refusant de considérer que les victimes étaient La suite >