Avocat généraliste – Droit des dérives sectaires
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Affaire Le Dinh : Une partie civile demande un troisième procès
Le verdict prononcé vendredi par la cour d’assises de Haute-Garonne, condamnant Robert Le Dinh à 10 ans de réclusion criminelle, devait mettre un point final à cette affaire qui slalome depuis cinq ans, pour son volet judiciaire, entre dérives sectaires et affaire de mœurs.
Interrogé ce lundi de Pâques par Jacques Pradel pour « L’Heure du crime (RTL) », l’un des avocats des parties civiles, Daniel Picotin, attend de la Chancellerie qu’elle dépose un pourvoi en cassation pour qu’ait lieu un nouveau procès. Qualifié de « prédateur » et dénoncé par ses victimes comme ayant abusé d’elles par force, Robert Le Dinh n’est condamné que pour des agressions sexuelles aggravées commises contre des mineures. L’abus de faiblesse, les viols n’apparaissent plus dans cette seconde condamnation.
« C’est un gourou total. Comme l’a démontré un expert lors du procès de Toulouse, on est bel et bien dans la manipulation mentale » expliquait hier Me Picotin, qui estime que c’est à l’Etat de saisir la Cour de cassation. Et de regretter « le manque d’une politique judiciaire ferme vis-à-vis des dérives sectaires (lire ci-contre). »
Les délais d’appel sont courts. Il reste jusqu’à demain soir à la justice ou à son ministère de tutelle pour La suite >
Le Dinh se dit innocent
Au premier jour de son procès en appel devant la cour d’assises de Toulouse, Robert Le Dinh, poursuivi pour viols aggravés, agressions sexuelles entre autres sur des mineures et abus de faiblesse aggravé, a de nouveau clamé son innocence.
Dans ce procès, sept anciens adeptes ainsi que l’UNADFI, Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victimes de sectes, se sont portés partie civile.Dès le début de son procès, l’accusé qui se fait appeler « Tang » et qui a dirigé durant plus de vingt ans une communauté dans le Lot-et-Garonne puis en Ariège, a contesté tous les faits qui sont reprochés en assurant notamment que les relations sexuelles qu’il avait pu avoir avec des membres de son groupe, exclusivement des femmes, étaient « parfaitement consenties » et que celles-ci avaient toujours eu « leur libre arbitre et leur libre choix ».
«Pas de problème de consentement»L’affaire Tang avait démarré en avril 2007, lorsque deux de ses anciens disciples, un couple de fonctionnaires qui avait rejoint le groupe dès sa création en 1984, avait dénoncé ses agissements auprès des gendarmes de Saint-Girons (Ariège)( Lire notre édition d’hier). Le 5 septembre 2007, Robert Le Dinh était placé en garde La suite >
Procès en appel mercredi à Toulouse du gourou présumé de l’Ariège
Les 7 ex-reclus de Monflanquin/Oxford sur le point de rentrer en France
Sept Français d’une même famille, qui vivaient sous l’emprise d’un gourou depuis 2001 coupés du monde, à Monflanquin (Lot-et-Garonne) puis à Oxford (Angleterre) à partir de 2008, ont « été libérés et sont sur le point de rentrer en France » pour six d’entre-eux, a indiqué à l’AFP leur avocat, Daniel Picotin, jeudi à Bordeaux.
Sept Français d’une même famille, qui vivaient sous l’emprise d’un gourou depuis 2001 coupés du monde, à Monflanquin (Lot-et-Garonne) puis à Oxford (Angleterre) à partir de 2008, ont « été libérés et sont sur le point de rentrer en France » pour six d’entre-eux, a indiqué à l’AFP leur avocat, Daniel Picotin, jeudi à Bordeaux.
Arrivé mercredi en Gironde avec Charles-Henri de Védrines, qui a été entendu par la justice, Me Picotin a annoncé le retour prochain en France des six autres membres de cette famille après avoir indiqué dans un premier temps qu’ils avaient d’ores et déjà quitté l’Angleterre.
Thierry Tilly, suspecté d’avoir maintenu sous sa coupe 11 membres d’une famille aristocratique du Lot-et-Garonne, âgés de 24 à 96 ans, a été interpellé le 21 octobre en Suisse dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen puis mis en examen le 28 octobre à Bordeaux pour escroqueries, abus de faiblesse, extorsion de La suite >