Avocat généraliste – Droit des dérives sectaires
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Affaire Le Dinh : Une partie civile demande un troisième procès
Le verdict prononcé vendredi par la cour d’assises de Haute-Garonne, condamnant Robert Le Dinh à 10 ans de réclusion criminelle, devait mettre un point final à cette affaire qui slalome depuis cinq ans, pour son volet judiciaire, entre dérives sectaires et affaire de mœurs.
Interrogé ce lundi de Pâques par Jacques Pradel pour « L’Heure du crime (RTL) », l’un des avocats des parties civiles, Daniel Picotin, attend de la Chancellerie qu’elle dépose un pourvoi en cassation pour qu’ait lieu un nouveau procès. Qualifié de « prédateur » et dénoncé par ses victimes comme ayant abusé d’elles par force, Robert Le Dinh n’est condamné que pour des agressions sexuelles aggravées commises contre des mineures. L’abus de faiblesse, les viols n’apparaissent plus dans cette seconde condamnation.
« C’est un gourou total. Comme l’a démontré un expert lors du procès de Toulouse, on est bel et bien dans la manipulation mentale » expliquait hier Me Picotin, qui estime que c’est à l’Etat de saisir la Cour de cassation. Et de regretter « le manque d’une politique judiciaire ferme vis-à-vis des dérives sectaires (lire ci-contre). »
Les délais d’appel sont courts. Il reste jusqu’à demain soir à la justice ou à son ministère de tutelle pour La suite >
10 ans de prison pour Robert Le Dinh
Il avait été condamné en 2010 à Foix à quinze ans de réclusion criminelle pour viols aggravés, agressions sexuelles, notamment sur des mineures, et abus de faiblesse aggravé. Hier, en appel, la cour d’assises de la Haute-Garonne n’a retenu que les agressions sexuelles aggravées et prononcé une peine de dix ans de prison contre Robert Le Dinh. Après huit jours de procès, ce verdict donne à la défense le sentiment du « devoir accompli » et aux parties civiles « un goût amer ».
« Je suis innocent ». Les derniers mots de Robert Le Dinh, jugé en appel depuis le 28 mars pour viols aggravés, agressions sexuelles, notamment sur des mineures, et abus de faiblesse aggravés, ont en partie été entendus.
Hier dans son verdict, la cour d’assises de la Haute-Garonne a écarté les viols et les abus de faiblesse aggravés et n’a retenu que les faits d’agressions sexuelles aggravées à la grande déception des parties civiles.
Alors que jeudi, le parquet général avait requis 12 ans de réclusion criminelle contre Robert Le Dinh, toutes regrettent que l’emprise mentale dont elles se disent victimes et qui a été reconnue par l’expert-psychiatre et en première instance à Foix, n’ait « pas été comprise».
Malgré La suite >
12 ans requis contre Robert Le Dinh
Hier, douze ans de réclusion criminelle ont été requis contre le gourou présumé du Lot-et-Garonne et de l’Ariège, Robert le Dinh, accusé notamment de viols aggravés. Le verdict est attendu dans l’après-midi.
Rupture avec l’environnement, abus financiers, manipulation mentale et persuasion coercitive, agressions sexuelles voire tortures, embrigadement dès la naissance, démêlés judiciaires… « C’est la secte totale », assène Me Daniel Picotin, conseil de Dominique et Isabelle Lorenzato, à l’origine des poursuites contre Robert Le Dinh. Qualifiant le gourou présumé, poursuivi pour viols aggravés, agressions sexuelles notamment sur des mineures et abus de faiblesse aggravé, d’«affabulateur » et d’«escroc », l’avocat bordelais s’est efforcé de « démasquer » l’accusé et son « melting-pot ».
«vous avez inventé les partouzes mystiques»
Listant « les filons » de Robert Le Dinh, ses premières conférences sur les extra-terrestres puis sur la paix dans le monde, ses cours d’arts martiaux ou encore ses activités de medium jusqu’à sa révélation mystique en 1982 après l’apparition du Christ, Me Picotin a ironisé : « J’imagine mal le Christ jouant au quinté et roulant en 4×4. Vous avez inventé le Christ jouisseur et libertin, les partouzes mystiques (…) Vous faites partie de la grande cohorte des gourous, ces prédateurs financiers La suite >
Le Dinh, ce « prédateur »
Les adeptes de Robert Le Ding, accusé de viols aggravés, d’agressions sexuelles y compris sur des mineures et d’abus de faiblesse aggravé, étaient-ils sous son emprise mentale ? C’est cette question centrale de la sujétion psychologique qu’a commencé à explorer hier la cour d’assises de la Haute-Garonne devant laquelle comparaît depuis mercredi dernier le gourou présumé.
Adeptes fautifsHier matin, le président Jean-Louis Cousté s’est interrogé en demandant à Dominique Lorenzato (du Lot-et-Garonne), qui a été le premier à porter plainte contre Tang en avril 2007 : « Y a-t-il souffrance puisque tout était accepté ? » Réponse : « Il était nécessaire de souffrir, cela faisait partie de l’enseignement de M. Le Dinh. Celui qui l’avait reconnu comme le Saint Elu devait accepter sa parole sans condition. »
C’est ensuite aux questions des avocats de la défense – qui ont pointé le zèle avec lequel il avait rempli son rôle d’intendant, mené les fameuses séances de positionnement pour « recadrer » les adeptes fautifs, décortiqué les comptes des mauvais payeurs ou encore pris en charge les travaux des maisons successives acquises par le groupe dans les environs d’Agen et plus tard en Ariège – que Dominique Lorenzato a tenté de s’expliquer.
« C’était La suite >
Procès du gourou Tang : « On aurait pu tuer pour lui »
Dans le procès en appel de Robert Le Dinh, accusé de viols aggravés, d’agressions sexuelles y compris sur des mineures et d’abus de faiblesse aggravé, une ancienne adepte a décrit hier, devant la cour d’assises de Haute-Garonne, ses 23 années de « prison mentale ».
« Assis, les mains sur les genoux, il fallait boire ses pensées. Si on bougeait, cela voulait dire que le mal était en nous. Au bout de 8 heures à le fixer, prise dans une sorte d’hypnose mentale, j’ai moi aussi vu une armée céleste autour de lui. »
À la barre de la cour d’assises de Haute-Garonne devant laquelle comparaît depuis mercredi Robert le Dinh, Isabelle Lorenzato raconte les 22 années et 7 mois passés « sous l’emprise » du gourou présumé. Elle a tant à dire depuis qu’elle a quitté « la secte » il y a cinq ans et qu’avec son mari, douanier et pompier volontaire, elle a dénoncé en avril 2007 les agissements de Robert Le Dinh pour que « tout cela s’arrête ». Comme elle l’avait fait devant la cour d’assises de l’Ariège qui a condamné Le Dinh à 15 ans de réclusion criminelle le 18 septembre 2010, Isabelle Lorenzato s’est de La suite >
Le Dinh se dit innocent
Au premier jour de son procès en appel devant la cour d’assises de Toulouse, Robert Le Dinh, poursuivi pour viols aggravés, agressions sexuelles entre autres sur des mineures et abus de faiblesse aggravé, a de nouveau clamé son innocence.
Dans ce procès, sept anciens adeptes ainsi que l’UNADFI, Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victimes de sectes, se sont portés partie civile.Dès le début de son procès, l’accusé qui se fait appeler « Tang » et qui a dirigé durant plus de vingt ans une communauté dans le Lot-et-Garonne puis en Ariège, a contesté tous les faits qui sont reprochés en assurant notamment que les relations sexuelles qu’il avait pu avoir avec des membres de son groupe, exclusivement des femmes, étaient « parfaitement consenties » et que celles-ci avaient toujours eu « leur libre arbitre et leur libre choix ».
«Pas de problème de consentement»L’affaire Tang avait démarré en avril 2007, lorsque deux de ses anciens disciples, un couple de fonctionnaires qui avait rejoint le groupe dès sa création en 1984, avait dénoncé ses agissements auprès des gendarmes de Saint-Girons (Ariège)( Lire notre édition d’hier). Le 5 septembre 2007, Robert Le Dinh était placé en garde La suite >
Le Dinh jugé en appel à Toulouse
On prend les mêmes et on recommence. Du 21 au 30 septembre prochain, Robert Le Dinh sera jugé en appel par la cour d’assises de Haute-Garonne. Le 18 septembre 2010, les jurés de la cour d’assises de l’Ariège à Foix l’ont condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Une condamnation qui était allée au-delà des réquisitions de l’avocat général, qui préconisait une peine d’emprisonnement de 10 à 12 ans pour une série de viols assortis d’abus de faiblesse.
Pendant une semaine, là aussi, Robert Le Dinh, décrit sobrement comme chef d’un groupe spirituel, avait dû faire face à ses victimes supposées, dont Isabelle, demeurant toujours dans l’Agenais, qui avait choisi en 2007 de révéler les exactions supposées de Le Dinh interpellé à son domicile par les gendarmes et placé en détention provisoire. Cette thèse de la secte, les avocats de Le Dinh avaient tenté de la démonter lors de leurs plaidoiries, décrivant des victimes « consentantes ».
Lors du premier procès, l’avocat du couple n’était autre que Daniel Picotin, l’un des spécialistes français des dérives sectaires, avocat de l’Association nationale de défense de la famille et de l’individu (ADFI) et président d’Infosectes Aquitaine. D’autres victimes se sont porté partie civile. L’avocat agenais La suite >
15 ans de réclusion pour Robert Le Dinh
Aux assises de l’Ariège, à Foix, Robert le Dinh dit Tang était accusé de viols et agressions sexuelles
Robert Le Dinh, jugé pour viols et agressions sexuelles a été condamné par la cour d’assises de Foix à 15 ans de réclusion. Après trois heures de délibéré, les jurés sont allés au-delà des réquisitions de l’avocate générale, Cécile Deprade, qui avait demandé une peine qui « ne soit pas inférieure à 10 ou 12 ans « .
« Il avait tout mis en place pour que les adeptes, et plus particulièrement les femmes, soient assujettis » a déclaré l’avocate générale Cécile Deprade dans son réquisitoire. Pour elle, il y avait bien un système de « persuasion coercitive« .
Cécile Deprade a cité un témoin selon lequel « il utilisait nos corps et utilisait nos esprits« . « Tout est dit dans cette phrase » a lancé l’avocate générale en ajoutant: « Oui ces adeptes sont dans un carcan, oui ils sont dans une prison ! ».
Les défenseurs de Robert Le Dinh, ont immédiatement annoncé leur intention de faire appel de ce verdict tandis que la femme et deux des filles de l’accusé éclataient en sanglots.
Deux thèses radicalement opposées s’affrontent depuis le 10 septembre et l’ouverture du procès de Robert Le Dinh, jugé pour viols et agressions La suite >

